Welcome to European Tribune. It's gone a bit quiet around here these days, but it's still going.
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money is about trust in the future - but given that it started in (hard to cheat with) precious metals, there's always been an awareness that cheating is intrincically linked to money.

Then it becomes trust in institutions, in enforcement, ie in violence applied in an organised way. Money is at the heart of politics, society and human relations.

Again, I'll plug Aglietta and Orlean's La violence de la monnaie and its updated version La monnaie entre violence et confiance


La monnaie est constitutive du lien social. Elle est à la source de la société marchande, parce que, sans elle, personne n'accepterait de se séparer de ce qui lui appartient contre quelque chose dont il risque de ne pouvoir se défaire. Cet objet produit à la fois de la confiance (puisque chacun l'accepte, je l'accepte, d'où un sentiment d'appartenance sociale) et de la violence (violence mimétique: puisque chacun la désire, je la désire, d'où une lutte potentielle).

De ce double aspect dérive la contradiction essentielle: "D'un côté, la confiance collective dans la monnaie est promesse d'harmonie dans les échanges; de l'autre, le pouvoir de l'argent déclenche des crises qui sont des facteurs de désordre dans l'ensemble de l'économie." A la fois bien public et pouvoir privé d'accaparement, la monnaie a besoin d'une régulation publique, garantissant la permanence de l'unité de compte, ce que les auteurs nomment le "principe de garantie", sans bloquer pour autant le fonctionnement de l'économie (le "principe de croissance") et la possibilité pour chacun de participer à l'échange (le "principe de justice").



In the long run, we're all dead. John Maynard Keynes
by Jerome a Paris (etg@eurotrib.com) on Tue Sep 1st, 2009 at 05:16:07 PM EST
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